Droit rural
Le droit rural constitue une branche essentielle du droit immobilier et du droit agricole.
Il encadre l’exploitation agricole, la transmission des terres, la maîtrise du foncier rural et la pérennité des exploitations.
Au cœur de cette matière se trouve le statut du fermage, régime protecteur applicable aux baux ruraux, qui organise les relations entre bailleur et preneur (fermier) dans un objectif de stabilité et de continuité de l’activité agricole.
En pratique, ce cadre juridique spécifique génère un contentieux technique nécessitant une parfaite maîtrise des règles du Code rural et de la jurisprudence.
Le bail rural, qu’il s’agisse d’un bail à ferme ou d’un bail à long terme, obéit à des conditions strictes de formation, de durée, de renouvellement et de résiliation.
Le principe est celui du renouvellement automatique du bail rural à l’expiration du terme, sauf congé délivré dans les formes et délais légaux.
Les litiges portent fréquemment sur la validité d’un congé rural (congé pour reprise, congé pour motif légitime et sérieux, congé pour départ à la retraite), sur les conditions de la reprise des terres agricoles par le bailleur ou par un membre de sa famille, ou encore sur la contestation du droit au renouvellement du preneur.
Le défaut de paiement du fermage et les arriérés de fermage constituent également une source récurrente de contentieux rural.
Le bailleur peut solliciter la résiliation du bail rural en cas d’impayés répétés, sous réserve du respect des formalités préalables.
À l’inverse, le preneur peut contester le montant du fermage, notamment en cas de dépassement des barèmes préfectoraux ou d’erreur d’indexation.
La fixation, la révision et l’actualisation du fermage supposent une analyse précise des arrêtés préfectoraux et des clauses contractuelles.
Les obligations d’entretien et d’exploitation sont également au centre des litiges en droit rural.
Le preneur doit exploiter personnellement et effectivement les terres louées, maintenir leur destination agricole et assurer un entretien conforme aux usages locaux.
Le défaut d’entretien, l’abandon d’exploitation, la sous-location prohibée ou le changement de destination des parcelles peuvent justifier une action en résiliation du bail rural.
De son côté, le bailleur demeure tenu de garantir la jouissance paisible des terres et de prendre en charge certaines grosses réparations.
Le droit de préemption constitue un autre enjeu majeur en matière rurale.
Lors de la vente de terres agricoles louées, le preneur bénéficie d’un droit de préemption lui permettant d’acquérir prioritairement le bien.
L’exercice ou la contestation de ce droit donne lieu à un contentieux spécifique, tout comme l’intervention de la SAFER en matière de contrôle des structures et d’aménagement foncier.
La sécurisation d’une cession de foncier agricole exige une analyse approfondie de la situation locative et des droits en présence.
Les litiges relevant du statut du fermage sont de la compétence exclusive du Tribunal Paritaire des Baux Ruraux (TPBR), juridiction spécialisée composée de magistrats professionnels et d’assesseurs représentants des bailleurs et des preneurs.
Cette spécificité procédurale implique une stratégie adaptée et une parfaite connaissance des pratiques locales.
Maître Robin GALLAND, avocat en droit rural et en droit des baux ruraux, accompagne propriétaires fonciers, exploitants agricoles, groupements fonciers agricoles (GFA) et sociétés agricoles dans la gestion et le contentieux de leurs baux ruraux : rédaction et sécurisation de bail à ferme, congé pour reprise, résiliation pour faute, recouvrement de fermage, exercice du droit de préemption, contestation devant le Tribunal Paritaire des Baux Ruraux.
Une approche rigoureuse et stratégique est essentielle pour protéger durablement vos intérêts et sécuriser votre patrimoine agricole.

