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Avocat trouble anormal de voisinage à Aix-en-Provence

Les relations de voisinage peuvent parfois devenir source de difficultés importantes.

 

Bruits répétés, nuisances sonores, odeurs, fumées, poussières, infiltrations, vibrations, perte d’ensoleillement, plantations envahissantes, chantier voisin, activité professionnelle bruyante ou encore comportement abusif d’un occupant peuvent, dans certaines situations, dépasser ce qu’il est normalement possible de supporter.

 

Lorsque ces nuisances excèdent les inconvénients normaux de voisinage, une action peut être envisagée afin de faire cesser le trouble et d’obtenir, le cas échéant, une indemnisation.

 

Maître Robin GALLAND, avocat en droit immobilier à Aix-en-Provence, accompagne les propriétaires, locataires, occupants, copropriétaires et voisins dans les litiges relatifs aux troubles anormaux de voisinage, qu’il s’agisse de faire cesser des nuisances ou de se défendre face à une mise en cause.

 

Son intervention vise à analyser la situation, préserver les preuves, apprécier l’opportunité d’une démarche amiable ou judiciaire, et mettre en œuvre une stratégie adaptée.

 

 

Qu’est-ce qu’un trouble anormal de voisinage ?

 

Le trouble anormal de voisinage correspond à une nuisance qui dépasse les inconvénients ordinaires de la vie en société.

 

Le simple fait de subir une gêne ne suffit donc pas toujours.

 

La vie en immeuble, en lotissement, en centre-ville ou en zone rurale implique nécessairement certaines contraintes : bruits de la vie quotidienne, passages, travaux ponctuels, odeurs temporaires, proximité avec d’autres habitations ou activités.

 

En revanche, lorsque la nuisance devient excessive par son intensité, sa durée, sa répétition, ses conséquences ou son contexte, elle peut être qualifiée de trouble anormal de voisinage.

 

Depuis la loi du 15 avril 2024, ce régime est désormais expressément prévu par l’article 1253 du Code civil.

 

Ce texte vise notamment le propriétaire, le locataire, l’occupant, l’exploitant d’un fonds, le maître d’ouvrage ou celui qui exerce ses pouvoirs, lorsque l’un d’eux est à l’origine d’un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage.

 

Exemples de troubles anormaux de voisinage

 

Les troubles anormaux de voisinage peuvent prendre des formes très diverses.

 

Il peut notamment s’agir de nuisances sonores répétées : musique forte, fêtes fréquentes, aboiements, cris, bruits de pas, talons, instruments de musique, climatisation, pompe à chaleur, machines ou activité professionnelle bruyante.

Les litiges peuvent également concerner des nuisances olfactives, telles que des odeurs persistantes de fumée, barbecue, déchets, élevage, restaurant, extraction d’air ou activité artisanale.

 

D’autres situations relèvent davantage de troubles matériels : infiltrations provenant d’un fonds voisin, écoulement des eaux, poussières de chantier, vibrations, fissures causées par des travaux, perte d’ensoleillement, perte de vue, constructions trop proches, plantations envahissantes ou absence d’entretien d’un terrain voisin.

 

En copropriété, les difficultés peuvent aussi concerner un occupant, un locataire, un local commercial, des nuisances dans les parties communes, des travaux privatifs, une terrasse, une extraction, une climatisation ou une utilisation anormale d’un lot.

 

Chaque situation doit être appréciée concrètement, en tenant compte de l’environnement, de la fréquence du trouble, de son intensité, de sa durée et de ses conséquences.

 

 

Tous les troubles de voisinage ne sont pas forcément anormaux

 

La notion de trouble anormal de voisinage suppose une appréciation au cas par cas.

 

Un bruit ponctuel, des travaux limités dans le temps ou une gêne modérée ne suffisent pas nécessairement à engager la responsabilité du voisin.

 

Le juge tient compte du contexte local.

 

Une nuisance qui pourrait être considérée comme tolérable en centre-ville ou dans un environnement animé peut être appréciée différemment dans un quartier résidentiel calme.

 

À l’inverse, l’existence d’une activité ancienne ou d’un environnement déjà bruyant ne permet pas toujours d’exclure toute responsabilité, notamment en cas d’aggravation du trouble.

 

Il convient donc d’analyser précisément les faits, les preuves disponibles, les démarches déjà entreprises, la réglementation applicable et les conséquences concrètes subies.

 

 

Comment prouver un trouble anormal de voisinage ?

 

La preuve est déterminante.

 

La personne qui se plaint d’un trouble doit pouvoir établir la réalité des nuisances, leur fréquence, leur intensité, leur durée et leurs conséquences.

 

Il est donc essentiel de réunir rapidement des éléments objectifs.

 

Il peut notamment s’agir de photographies, vidéos, enregistrements licites, attestations de voisins, courriers, courriels, SMS, plaintes ou mains courantes, interventions de la police municipale ou de la gendarmerie, constats de commissaire de justice, rapports techniques, mesures acoustiques, certificats médicaux, devis de reprise ou rapports d’expertise.

Dans certains dossiers, un simple échange écrit ou une mise en demeure peut suffire à faire cesser le trouble.

 

Dans d’autres situations, notamment lorsque les nuisances sont contestées ou techniquement complexes, il peut être nécessaire de faire établir un constat ou de solliciter une expertise judiciaire.

 

 

Faut-il commencer par une démarche amiable ?

 

Oui.

 

En matière de trouble anormal de voisinage, la saisine du juge doit être précédée d’une tentative de résolution amiable du litige.

 

L’article 750-1 du Code de procédure civile prévoit en effet, à peine d’irrecevabilité de la demande, qu’une action relative à un trouble anormal de voisinage doit être précédée d’une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative.

 

Cette étape ne doit donc pas être négligée.

 

Elle peut prendre la forme d’une saisine d’un conciliateur de justice, d’une médiation ou d’une démarche engagée par avocat, notamment dans le cadre d’une procédure participative.

 

En pratique, une mise en demeure adressée à l’auteur du trouble peut également être utile, afin de formaliser les nuisances subies, les demandes formulées et l’absence de solution amiable en cas de persistance du trouble.

 

Cette phase préalable permet parfois de résoudre le litige sans procédure.

 

Lorsqu’elle échoue, elle permet au contraire de démontrer que la personne victime du trouble a tenté de rechercher une solution amiable avant de saisir la juridiction compétente.

 

Des exceptions existent toutefois, notamment en cas d’urgence manifeste, lorsque les circonstances rendent impossible une tentative amiable ou lorsqu’une décision doit être rendue non contradictoirement.

 

Il convient donc d’anticiper cette étape dès le début du dossier, afin d’éviter toute difficulté procédurale lors de la saisine du juge.

 

 

Quand saisir le juge ?

 

Lorsque les démarches amiables restent sans effet, une action judiciaire peut être envisagée.

 

Selon les cas, il peut être demandé au juge d’ordonner la cessation du trouble, la réalisation de travaux, la suppression d’un équipement, la modification d’une installation, l’interdiction de certains comportements ou encore le paiement de dommages et intérêts.

 

Une astreinte peut également être sollicitée afin d’inciter la partie adverse à exécuter la décision.

Lorsque la situation nécessite une analyse technique, une expertise judiciaire peut être demandée, notamment en cas d’infiltrations, fissures, nuisances acoustiques, odeurs, travaux voisins, perte d’ensoleillement ou désordres affectant un immeuble.

 

L’expertise permet alors de faire constater les troubles, d’en rechercher l’origine, d’en apprécier l’importance et de proposer, le cas échéant, des solutions techniques.

 

 

Le référé peut-il être utile en cas de trouble de voisinage ?

 

Oui, dans certains cas.

 

Le référé peut être envisagé lorsque la situation présente une urgence ou lorsqu’il est nécessaire d’obtenir rapidement une mesure.

 

Il peut notamment s’agir de faire cesser un trouble manifeste, d’obtenir une mesure conservatoire, de solliciter une expertise judiciaire ou de préserver des preuves avant que la situation ne se modifie.

 

Le référé-expertise est particulièrement utile lorsque le litige repose sur des éléments techniques : infiltrations, vibrations, fissures, nuisances sonores, fonctionnement d’un équipement, travaux voisins, extraction d’air, pompe à chaleur, climatisation ou atteinte à l’immeuble.

 

Le rapport de l’expert pourra ensuite servir de base à une négociation amiable ou à une procédure au fond.

 

 

Contre qui agir en cas de trouble anormal de voisinage ?

 

L’action doit être dirigée contre la ou les personnes à l’origine du trouble.

 

Il peut s’agir d’un propriétaire, d’un locataire, d’un occupant, d’un exploitant commercial, d’un entrepreneur, d’un maître d’ouvrage, d’un syndicat des copropriétaires, d’un syndic, d’un bailleur ou d’une société intervenant sur le fonds voisin.

 

L’identification du bon interlocuteur est essentielle.

 

Par exemple, en cas de nuisances causées par un locataire, il peut être utile d’interpeller à la fois l’occupant et son bailleur, selon les circonstances.

 

En copropriété, le règlement de copropriété, les procès-verbaux d’assemblée générale, les échanges avec le syndic et la destination de l’immeuble peuvent avoir une importance particulière.

 

En présence de travaux, il peut également être nécessaire d’identifier le maître d’ouvrage, les entreprises intervenantes, l’architecte, le maître d’œuvre ou les assureurs concernés.

 

 

Activité antérieure et trouble de voisinage

L’article 1253 du Code civil prévoit une limite importante.

 

La responsabilité peut ne pas être engagée lorsque le trouble provient d’activités qui existaient déjà avant l’arrivée de la personne qui se plaint, à condition que ces activités soient conformes aux lois et règlements et qu’elles se soient poursuivies dans les mêmes conditions, sans aggravation du trouble.

 

Cette question se pose notamment en présence d’activités agricoles, artisanales, commerciales, industrielles ou de loisirs.

 

Cela ne signifie pas que toute activité ancienne échappe automatiquement à toute responsabilité.

Il convient de vérifier l’antériorité réelle de l’activité, sa conformité réglementaire, l’existence éventuelle d’une aggravation, la nature du trouble et les conséquences subies.

 

Cette analyse est particulièrement importante dans les litiges liés aux exploitations agricoles, établissements recevant du public, restaurants, guinguettes, ateliers, garages, commerces ou activités saisonnières.

 

 

Se défendre lorsqu’on est accusé d’un trouble anormal de voisinage

 

Un propriétaire, locataire, exploitant ou maître d’ouvrage peut également être injustement mis en cause.

 

Dans ce cas, il est nécessaire d’analyser les griefs formulés, les preuves produites, le contexte local, les autorisations obtenues, les normes applicables et les démarches déjà engagées.

 

La défense peut notamment consister à démontrer que le trouble n’est pas établi, qu’il n’est pas anormal, qu’il est ponctuel, qu’il provient d’une autre cause, que l’activité est antérieure, conforme et non aggravée, ou encore que les demandes adverses sont disproportionnées.

 

Dans les dossiers techniques, une expertise judiciaire peut aussi permettre de clarifier la situation et d’éviter une condamnation fondée sur des éléments insuffisants.

 

 

Quels documents réunir avant de consulter un avocat ?

 

Pour permettre une première analyse efficace, il est utile de réunir l’ensemble des éléments relatifs au trouble invoqué.

 

Il peut notamment s’agir des photographies, vidéos, attestations, courriers, courriels, SMS, mises en demeure, réponses adverses, constats de commissaire de justice, procès-verbaux de police ou de gendarmerie, mains courantes, plaintes, mesures acoustiques, rapports amiables, devis, factures, certificats médicaux, règlement de copropriété, procès-verbaux d’assemblée générale, bail, titre de propriété, plans, autorisations administratives ou documents relatifs aux travaux contestés.

 

Il est également utile de préparer une chronologie précise des nuisances : date d’apparition, fréquence, horaires, évolution, démarches effectuées et conséquences concrètes sur la vie quotidienne ou sur le bien immobilier.

 

Ces éléments permettent d’apprécier l’opportunité d’une mise en demeure, d’un constat, d’une expertise amiable, d’un référé-expertise ou d’une action judiciaire.

 

 

Le rôle de l’avocat en cas de trouble anormal de voisinage

 

L’intervention de l’avocat permet d’éviter une démarche précipitée ou mal orientée, que l’on soit victime d’un trouble anormal de voisinage ou mis en cause par un voisin.

 

Maître Robin GALLAND analyse les faits, les pièces disponibles, la qualification juridique du trouble, les responsabilités envisageables et la stratégie la plus adaptée.

 

Il accompagne ses clients dans la constitution ou la contestation des preuves, la rédaction d’une mise en demeure, la réponse à une mise en cause, les échanges amiables, la saisine éventuelle du syndic, du bailleur ou de la partie adverse, ainsi que dans les procédures judiciaires nécessaires.

 

Lorsque le dossier le justifie, il peut engager une procédure de référé, solliciter une expertise judiciaire ou saisir la juridiction compétente afin d’obtenir la cessation du trouble et l’indemnisation des préjudices subis.

 

Il intervient également en défense, lorsqu’un propriétaire, locataire, occupant, copropriétaire ou exploitant est accusé d’être à l’origine d’un trouble anormal de voisinage, afin de discuter la réalité du trouble, son caractère anormal, son imputabilité ou encore le montant des demandes formées.

 

Son intervention vise à construire une stratégie adaptée, proportionnée et efficace, selon la nature du litige, l’urgence de la situation et les objectifs du client.

 

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Maître Robin GALLAND, avocat à Aix-en-Provence, intervient en droit immobilier et en contentieux du voisinage.

 

Il accompagne les particuliers, propriétaires, locataires, copropriétaires et occupants confrontés à des nuisances sonores, troubles de voisinage, infiltrations, travaux voisins, litiges de copropriété, désordres immobiliers et demandes d’expertise judiciaire.

 

Son intervention vise à préserver les preuves, rechercher une solution amiable lorsque cela est possible, et engager les démarches judiciaires nécessaires lorsque le trouble persiste.

 

Maître Robin GALLAND intervient à Aix-en-Provence, Marseille, Salon-de-Provence, Vitrolles, Marignane, Martigues, Istres, Pertuis et plus largement dans les Bouches-du-Rhône, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que sur l’ensemble du territoire national.

 

FAQ – Trouble anormal de voisinage

Un simple bruit de voisinage suffit-il à agir ?


Non. Le bruit doit dépasser les inconvénients normaux de voisinage. Le juge tient compte de son intensité, de sa durée, de sa répétition et du contexte dans lequel il se produit.

 

 

Faut-il faire constater les nuisances par un commissaire de justice ?


Cela peut être très utile, voir nécessaire. Un constat permet de disposer d’un élément objectif, notamment lorsque les nuisances sont contestées.

 

 

Puis-je agir contre le propriétaire si les nuisances viennent de son locataire ?


Selon les circonstances, oui. Il peut être pertinent d’interpeller le locataire à l’origine du trouble, mais également son bailleur, notamment lorsque celui-ci reste inactif malgré les signalements.

 

 

Une activité ancienne peut-elle être poursuivie pour trouble anormal de voisinage ?
 

Tout dépend de la situation. L’antériorité de l’activité peut constituer un moyen de défense, mais encore faut-il que l’activité soit conforme aux règles applicables et qu’elle ne se soit pas aggravée.

 

 

Puis-je demander des dommages et intérêts ?


Oui, si le trouble est établi et qu’un préjudice peut être démontré. Il peut s’agir d’un préjudice de jouissance, d’un préjudice moral, de frais engagés, d’une perte de valeur ou de travaux rendus nécessaires.

 

 

Faut-il saisir le juge en urgence ?


Cela dépend de la gravité du trouble. En cas d’urgence, de trouble manifeste ou de nécessité de préserver les preuves, une procédure de référé peut être envisagée. Dans d’autres situations, une mise en demeure ou une tentative amiable préalable peut être préférable.

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